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Le mercredi 3 avril 2002, par Dany Martineau

L’introduction à Root

Unix et ses clones (Linux en fait partie), a été conçu pour être un système multi-usagers. À l’époque où les PC n’existaient pas, un réseau n’était constitué que d’un serveur auquel les clients se connectaient via des terminaux.
Une structure centralisée et partagée demande un entretient minutieux. L’administrateur du système (aussi connu sous le nom de super-utilisateur ou root) est chargé de cet entretien.

Unix et ses clones (Linux en fait partie), a été conçu pour être un système multi-usagers. À l’époque où les PC n’existaient pas, un réseau n’était constitué que d’un serveur auquel les clients se connectaient via des terminaux.
Une structure centralisée et partagée demande un entretient minutieux. L’administrateur du système (aussi connu sous le nom de super-utilisateur ou root) est chargé de cet entretien.
La puissance de l’administrateur ne vient pas de son nom (root), mais de son ID (identification numérique l’identifiant) qui est 0.
Essayez ’echo $UID’ et vous aurez ’0’ comme réponse en mode root. Les utilisateurs normaux du système utilisent généralement des ID supérieurs ou égaux à 500.

Le système de permission des fichiers dans Unix est programmé pour restreindre l’accès à tous les utilisateurs du système. Les utilisateurs ont accès à des comptes (dans le répertoire /home) et ont plein pouvoir sur les comptes leur étant attribués.
Étant donné que toute tâche s’effectue à l’aide de fichiers, cela signifie que l’administrateur a plein contrôle du système !

Les dangers d’être root
Il est très commun pour un utilisateur venant d’un système d’exploitation ne possédant pas de système de permissions (Windows 9x, MacOs) de se brancher comme super-utilisateur et d’y rester pour y effectuer des tâches quotidiennes !
Il y a plusieurs raisons qui vous prouverons que ce n’est pas une bonne idée de faire cela !

  • Il s’agit compte de l’administrateur du système
    Il est vrai que vous pouvez gaffer sur n’importe quel système d’exploitation. Par contre, sous Unix, le système suppose que l’administrateur sait exactement ce qu’il fait ! Souvenez-vous que Unix vient de l’époque où les administrateurs controlaient d’énormes réseaux et où l’homme de la rue n’avait plus ou moins conscience de l’existence des ordinateurs !
    Pour le super-utilisateur, il n’y a pas de sécurité, pas d’avertissements et pas de sauvegarde automatique ! Si vous gaffez, ça peut être catastrophique !
  • Ce n’est pas la façon Unix
    Ça sert à quoi d’utiliser Unix de la façon que vous utilisier votre ancien système d’exploitation ? Cela ne fera pas fonctionner Unix comme votre ancien système !
    Que ferez-vous si vous devez travailler sur un système où vous n’avez pas la possibilité de devenir super-utilisateur ? Faudra vous habituer et accepter que les choses se font de façon différente sous un système Unix !
  • La sécurité
    Tous les processus (programmes effectuant une tâche particulière) démarrés par le super-utilisateur ont les privilèges du super-utilisateur, ce qui signifie qu’ils peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent ! Ces programmes malicieux ne sont pas nécessairement des virus ou autres vers nuisibles (qui sont déjà rares sous Linux), mais peuvent être des erreurs de programmation, des bugs ou autres ! Beaucoup d’applications sont disponibles sous Linux sans être testés ! Ce sont généralement les usagers qui effectuent les tests et qui rapportent les bugs !
    Même certaines applications dites "stables" peuvent contenir certaines faiblesses ou trous de sécurité (qui sont heureusement vite réparés). Exécuter ces applications en tant que super-utilisateur engendre un certain risque que l’utilisateur normal n’a pas, sachant que l’application a les même droits que lui !
    La morale est de devenir super-utilisateur seulement lorsque la tâche le demande !
Les tâches demandant d’être root

Naturellement, certaines tâches demandent d’être en mode ’root’ pour être exécutées.

  • 1. Déplacer des fichiers ou des répertoires dans ou hors des répertoires systèmes.
  • 2. L’installation de logiciels (surtout sous formes de packages RPM). Par contre, si vous compilez des applications, vous avez le choix de décider de l’emplacement de l’installation.
  • 3. Modifier ou créer un fichier hors du répertoire de l’utilisateur. Par exemple, toutes modifications aux fichiers de configuration demande d’être effectuée par l’administrateur !
  • 4. Changer les permissions de répertoires ou de fichiers n’appartenant pas à l’utilisateur
Vous pouvez lire la plupart des fichiers ou répertoires du systèmes, mais vous n’avez pas l’accès pour les modifier !

Utiliser la commande ’su’

Pour effectuer des tâches administratives, la commande ’su’ (via une fenêtre de terminal) vous permettra de devenir super-utilisateur !
Tous ce que vous effectuerez à partir de ce moment seron effectués en mode ’root’ ! Pour sortir de ce mode, vous pouvez écrire ’exit’ ou simplement appuyer sur les touches CTRL et D.
Vous devez vous souvenir que la définition des variables $PATH (chemins d’exécution des applications) est différente des utilisateurs pour l’administrateur. En effet, en mode ’root’ vous devrez souvent fournir le chemin complet de l’exécution d’une application. Pour préserver le même environnement des variables $PATH de l’utilisateur en mode ’root’, exécutez la commande su -p.
Le désavanatge de cela est que les répertoires de tâches administratives (tels que /sbin et /usr/sbin) ne sont pas prises en compte par la variable $PATH de l’utilisateur !
Mais ce n’est pas si difficile de s’habituer. Considérant qu’on emploie surtout des commandes administratives en tant de ’root’, cela ne devrait pas poser un problème !
Une autre option de la commande su est su -c "commande" (les guillemets sont importants). Cela permet d’exécuter une commande comme super-utilisateur et de retourner immédiatement en mode utilisateur par la suite !
Par contre, cela ne fonctionne pas pour les applications graphiques !

Utiliser la commande ’kdesu’

’kdesu’ est la façon de KDE d’exécuter des applications en mode super-utilisateur. La syntaxe est simple :
kdesu -c "commande"
Une fenêtre apparaîtra et demandera le mot de passe de l’administrateur. Vous pouvez utilisez cette commande pour créer des raccourcis sur le bureau ou dans le menu !
Pour utiliser ’kdesu’, KDE doit être installé !

P.-S.

Il s’agit d’une traduction adaptée d’un article sur le même sujet de Mandrakeuser.org.

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