" ...qui est inspirée sans aucun doute par le désir d’aider le Pérou à réussir à trouver sa place dans le contexte technologique global. " Ben oui, M$ pense à autrui :o)
"Pour garantir le libre accès des citoyens à l’information publique, il est indispensable que l’encodage des données ne soit pas lié à un fournisseur unique. L’utilisation de formats standards et ouverts permet de garantir ce libre accès, et d’obtenir, si nécessaire, la création de logiciel libre compatible." Si un pays ne peut laisser ses données à une seule Cie, pourquoi le ferions nous ?
"il faut des systèmes dont le code source est librement accessible au public pour permettre son examen par l’État lui-même, les citoyens, et un grand nombre d’experts indépendants dans le monde. Notre proposition apporte un plus de sécurité, puisque la connaissance du code source élimine le nombre croissant de programmes contenant potentiellement du *code espion*." Sécurité, il semble qu’on en parle beaucoup. Voici un bon arguement.
"Il est nécessaire de souligner qu’il n’y a pas de position plus anti-compétitive que celle des grands producteurs de logiciel propriétaire, qui fréquemment, abusent de leur position dominante, parce que dans d’innombrables cas ils proposent comme unique solution aux problèmes soulevés par les utilisateurs : "mettez à jour vos logiciels vers la nouvelle version" (à la charge de l’utilisateur évidemment) ; de plus, les interruptions arbitraires d’assistance technique sur des produits, jugés "anciens" par le fournisseur, sont communes ; ensuite pour obtenir une quelconque assistance technique, l’utilisateur est contraint de migrer (avec un coût non trivial, en particulier lorsque la migration implique des changements de plate-forme matérielle) vers de nouvelles versions." Est-ce qu’on doit demeurer dans la spirale des coûts ???
"De plus, à la lecture de votre opinion il ressort que le marché de l’État est crucial et indispensable pour l’industrie du logiciel propriétaire, à tel point que si l’État adopte ce projet, il éliminerait complètement ces sociétés du marché. En supposant, ce qui n’est pas le cas, que ce soit vrai, nous en déduisons que l’État subventionne l’industrie du logiciel propriétaire. Dans cette hypothèse peu probable, l’État aurait alors le droit d’attribuer ses subventions au domaine qu’il considère comme ayant la plus grande valeur sociale il en résulterait que si l’État décide de subventionner le logiciel il devra le faire en préférant le libre par rapport au propriétaire, compte tenu de son effet social et de son utilisation rationnelle de l’argent des contribuables. " À nous de faire des choix de société éclairés !
"Le logiciel libre crée des emplois techniquement plus qualifiés et on génère un cadre pour la libre concurrence où le succès n’est limité que par la capacité d’offrir du bon support technique et de la qualité de service, on stimule le marché et on enrichit le patrimoine commun de la connaissance, en ouvrant des alternatives pour générer des services de grande valeur ajoutée et de meilleur profil de qualité profitant à tous les acteurs : producteurs, prestataires de services et consommateurs." Nos techniciens devraient faire partie d’une communauté apprenante, ne sommes-nous pas en éducation ?
"Avec ce projet l’État décide de préserver certaines valeurs fondamentales." Les valeurs du libre ne sont-elles pas très près de celles de l’éducation ? Voir les travaux de Jacques Daigneaut (Lévinux ).
"Il est impossible de prouver que le logiciel propriétaire est plus sûr que le libre, sauf par un examen détaillé, public et ouvert, par la communauté scientifique et les utilisateurs en général. Or, cette démonstration est impossible parce que le modèle même du logiciel propriétaire interdit cette analyse, si bien que la garantie de sécurité se base sur la parole ambigüe (mais vraisemblablement partiale) du producteur du logiciel ou de ses contractants. " On parle beaucoup de sécurité, mais savons-nous de quoi il s’agit ?
"Comme vous le savez parfaitement, ou pourrez le découvrir en lisant le "Contrat de Licence pour l’Utilisateur Final" NdT : EULA ? des produits dont vous commercialisez la licence, dans la très large majorité des cas, les garanties sont limitées au remplacement du support de distribution s’il est défectueux, mais en aucun cas elles ne prévoient de compensations pour les dommages directs ou indirects, manque à gagner, etc. si suite à un bug de sécurité dans un quelconque de vos produits, non réparé par vous, un attaquant parvenait à compromettre des systèmes cruciaux pour les services de l’État : quelle garantie, quelles réparations ou quelles compensations donneraient votre société en accord avec les conditions de votre licence ? Les garanties du logiciel propriétaire, comme les programmes sont livrés ``AS IS’’ NdT : tel quel ?, ce qui veut dire dans l’état dans lequel ils se trouvent, sans aucune responsabilité additionnelle pour le fournisseur concernant sa fonctionnalité, ne diffèrent aucunement de celles habituelles dans le logiciel libre. " On pense qu’avec un logiciel libre on aura moins de garanties, ce qui n’est peut être le cas !
"Cela est dû, précisément au fait que les initiateurs du projet mexicain utilisèrent le coût des licences comme principal argument, au lieu des autres raisons stipulées dans notre projet et qui sont plus fondamentales." Une erreur à ne pas faire en voulant introduire le libre en éducation.


