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Le jeudi 2 mai 2002, par Pierre Lachance

Visite d’écoles : Félix-Leclerc et Garneau (Montréal).

Journal d’une visite.

Le 30 avril 2002 a eu lieu une visite de ces deux écoles primaires par des intervenants en éducation (direction de services informatiques, conseillers pédagogiques, animateurs de RÉCIT, analystes, ..). Le but : voir Linux à l’oeuvre en milieu scolaire. Car comme dit si bien Yvon Descamps : "On ne veut pas le savouaire, on veut le vouaire". Les questions et réponses ci-dessous ont été piquées à travers les discussions dans les deux écoles, elles ne sont pas directement de moi.

Fait : ces écoles se sont pris en main en ce qui concerne l’intégration des TIC dans l’apprentissage des élèves. Afin de pouvoir offrir la possibilité aux enseignants d’avoir 6 ou 7 postes dans leur classe (ce qui ressort comme étant un modèle viable), ces deux écoles ont implanté des terminaux X (Linux). Il y a environ 50 terminaux à l’école Félix-Leclerc et 90 à l’école Garneau.

Pourquoi ce choix ? Pour une raison de coûts. Il est beaucoup moins coûteux d’acquérir (OPEQ) et d’entretenir des terminaux que des postes autonomes. Il y a aussi le coût des licences des logiciels propriétaires qui, en bout de ligne, diminue le nombre d’ordinateur dans les classes. Pour eux le choix était donc évident.

Est-ce qu’il n’y a que des terminaux X dans l’école ? Non, des postes Windows et Macintosh sont encore présents et branchés sur le même réseau, donc les élèves peuvent récupérer des fichiers de n’importe quel poste de l’école. Ces postes ont des tâches bien précises comme par exemple de travailler sur un vidéo. On peut dire que ces écoles gèrent leur parc informatique (et les sommes disponibles) de façon judicieuse.

En ce qui concerne les logiciels, sont-ils suffisants ? Pour ces écoles, le but pédagogique est de créer avec les TIC, donc avec Netscape et la suite bureautique StarOffice, les élèves peuvent réaliser la majorité des apprentissages demandés par le programme de formation. Mais on sait qu’il existe une foule d’applications disponibles, il ne suffit que d’identifier un besoin et on cherche l’outil qui y répondra le mieux. La communauté du logiciel libre peut aider les pédagogues à trouver ce qu’ils cherchent. Merci de m’avoir fait entendre Félix-Leclerc chanter à travers un terminal :o) à l’aide de Real Audio.

Combien de terminaux peuvent se brancher à un serveur ? La réponse la plus juste est de demander : "Que faites vous avec vos postes ? Où sont vos postes, dans des laboratoires ou dans les classes ?" Mais pour se donner une idée, on parle d’environ 20 terminaux par serveur (PIII 500, 512 Mo RAM).

Si les serveurs d’une commission scolaire sont centralisés, est-ce possible d’en faire autant avec les serveurs de terminaux X ? Sans problème. Bien que des terminaux sont relativement exigeant en ce qui concerne la bande passante, avec une fibre optique il ne devrait pas y avoir de problème. Cependant des tests devront être réalisés afin de valider le tout.

Le support nécessaire pour une telle technologie est-il plus lourd que pour les autres technologies ? Non, mais tout comme les autres systèmes on doit prévoir la formation du personnel technique ainsi que la mise en place du système (serveurs et réseautage). De plus, une fois le système monté, l’entretien est minimal et peut se faire à distance.

Les élèves, comment ont-ils réagit face à cette nouvelle technologie ? Beaucoup mieux que les adultes ! :o) Les élèves trouvent rapidement ce qu’ils cherchent dans un environnement « fenêtres et menus », la couleur ou les symboles utilisés ne les gênent pas du tout.

Et les enseignants ? Si l’école a comme priorité d’intégrer les TIC dans l’apprentissage des jeunes (par le leader pédagogique qu’est la direction), les enseignants font le pas nécessaire pour atteindre les objectifs de l’école. Mais, comme on sait, il doit y avoir un support accessible par les enseignants pour de la formation ou du dépannage. Une bonne stratégie est d’impliquer les élèves plus habiles en leur donnant le rôle d’expert, ce qui aide grandement les enseignants.

J’ai constaté que des projets semblables, tout comme des projets pédagogiques, ne peuvent se vivre que si les gens se prennent en main. Si on attend que des solutions toutes faites nous parviennent, on attendra encore très longtemps. Je crois que nous devons appliquer la « réforme », c’est-à-dire, qu’on doit faire et non pas faire faire pour apprendre. Ces écoles ont fait plus que simplement utiliser Linux dans leur parc informatique, ils ont vécu la « réforme ».

Félicitation à ces deux écoles où les élèves ont la chance d’intégrer les TIC dans leur apprentissage.

Les responsables :

École Félix-Leclerc :

  • Réal Gingras : fmg@point-net.com
  • Michel Dagenais : michel.dagenais@polymtl.ca

École Garneau :

  • Françoise Maertens : garneau.cp@csdm.qc.ca
  • Jacques Gélinas : jack@solucorp.qc.ca

P.S. : Merci à Benoit St-André pour l’organisation de cette journée.

Pierre Lachance
Animateur au service national du RÉCITdans les domaines de la mathématique, de la science et de la technologie


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